Partager l'article ! Qui sont ils?: bon, comme on en a pas mal parle ici en macedoine, j'ai voulu en savoir plus sur une population tres presente en macedoin ...
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bon, comme on en a pas mal parle ici en
macedoine, j'ai voulu en savoir plus sur une population tres presente en macedoine. Je partage donc ce qu'on a appris avec des questions sans reponse et des pistes de reflexions.
Roms ou Tziganes, ils sont pas moins de 4 à 12 millions en Europe et pourtant ils sont persécutés et font l’objet de discriminations aigues. Le 18
septembre 2008 s’est tenu le premier sommet européen consacré aux Roms.
Mais qu’est ce qu’un Roms ? Cela est une épineuse question. Entre le XIVe et le XVe siècle, les premières populations Roms font leur apparition sur le territoire européen. Elles seraient parties du Nord de l’Inde (Région du Rajasthan) entre le IXe et le XIVe siècle. Etre Roms est un peu flou encore pour nous. Parmi les Roms il ya énormément de subdivision. Les ethnographes eux-mêmes ont du mal à établir les différences et les similitudes entre les divers groupes. Il existe par exemples différents dialectes qui ne permettent pas l’intercompréhension des communautés Roms. Etre Roms, c’est donc faire partie d’une ethnie ou d’une race ? Difficile d’y voir clair.
Quoi qu’il en soit, les préjugés et les discriminations sont très présentent envers les Roms. Ils se trouvent relégués à l’extérieur des villes, sans eau, sans électricité et pour certain en dessous du seuil de pauvreté. Ils ont du mal à trouver du travail car leur artisanat naguère fleurissant et rechercher, comme leur tradition de récupération des matériaux, se retrouve supplanté par la production de masse et les machines industriels toujours plus performantes. Ils se rabattent alors sur les métiers les plus pénibles, et la mendicité qui est pour certains un revenu important.
Le problème le plus évident est le manque d’instruction qui leurs ferment de nombreuses portes. Pour cela, les pays à forte population tzigane ont convenu de réduire le fossé en matière d’éducation, de logement, d’emploi et de sante. Pour cela 11 millions d’euros du Fond social européen et 23 millions d’euros du fond européen de développement régional ont été débloqués. Oui mais voila, le résultat obtenu jusqu’ici reste la « création d’une élite grassement payée d’organisations de lobbying Rom qui maitrisent le jargon bureaucratique ». En d’autres termes, le quotidien des élèves – quand les parents ne sont pas réticents et autorisent leurs enfants à aller a l’école – ne change guère. Il y a toujours les livres à payer, les vêtements aussi, le repas du midi à payer, et pendant ce temps là, ce sont des enfants qui ne rapportent pas d’argent à la famille mais qu’il faut nourrir. Il est alors facile de rendre responsable les parents de la déscolarisation de leurs enfants, mais ont-ils vraiment le choix ?
Combien sont-ils ? Il y en a partout en Europe. Les Roms n’ont jamais eu de territoire à eux. Ils se sédentarisent donc dans certains pays et, s’ils sont persécutés ou chassés, ils opèrent alors une migration en général forcée. Or, même si certains tziganes revendiquent un mode de vie nomade, nombreux sont ceux qui sont nomades par obligation plutôt que par choix.
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Pays |
Nombres de Roms |
% de la population total |
|
France |
400 000 |
- 0.5 % |
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Espagne |
800 000 |
0.5 % a 0.9 % |
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Roumanie |
2 400 000 |
+ 10 % |
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Bulgarie |
800 000 |
+ 10 % |
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Macedoine |
250 000 |
+ 10 % |
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Slovaquie + République tcheque |
700 000 |
3 % a 10 % |
En macédoine, on dénombre environ 250 000 Roms sur les 2,2 millions de Macédoniens. Ici, un accord a été passé (les accords de décentralisation d’Ohrid) en 2001 qui prévoit plus de droits politiques et sociaux aux minorités. Par exemple, ces accords « prévoient l’utilisation de la langue d’une minorité dans l’administration d’une commune dès lors que 20% de la population affirme appartenir à cette minorité ». Cependant, cette mesure profite plus aux Albanais (1/4 de la population) qu’aux autres minorités et les Roms se heurtent toujours à des discriminations tenaces. De plus, ici, contrairement à la France, la Macédoine n’est pas un état nation mais plutôt un état communautaire. « L’identité n’est jamais une, elle se décline en fonction de multiples cadres linguistiques, territoriaux, religieux et socioprofessionnels. Elle fluctue en fonction des contraintes économiques et politiques ». C’est ainsi que nous avons vu des affiches électorales de partie musulman, albanais et autres. En sommes, ce sont des parties « politiques » - peut on parler de politique ? – qui se forment sur des appartenances ethniques et religieuses et non sur des idées. « Quelles places [alors] pour des peuples [minoritaires comme les Roms] sans territoire dans une région composée sur une base ethnique ? ».
L’exclusion du marche du travail, le manque d’efficacité – ou volonté ? – des autorités locales comme internationales en termes d’intégration, le fait que les Roms n’ont jamais eu de terre à eux, fait que les Roms sont vus comme des étrangers. Il reste encore des efforts à fournir pour leurs données une place reconnue et valorisé en Europe. « Nous n’avons pas à faire à un problème Roms en Europe mais plutôt a un problème européen ».
Pour en savoir plus :
Le monde diplomatique, juillet 2008, Les Roms
« étrangers proches des Balkans », p 14-15
Courier international, n°926, aout 2008, Les Roms ou l’âme de l’Europe, p
26-33
Romain